dimanche 17 avril 2011

Toute la semaine à faire de l'enduit entre les galets. Au total, 25m2 couverts en 6 jours + 7m de soubassement en enduit plein et non rejointoyé. Il a fallu quelques 40 gachées de 30 litres de sables dosé à 1 pour 3 soit une dizaine de sacs de chaux blanche Nathural dont près d'une quinzaine le vendredi pour dresser le soubassement en plus de Nath qui jointoyait des galets.


Nota : ci-dessus l'anachronisme, les terre-cuites ont été posées lors du chantier participatif du 4-5 juin, soit deux mois plus tard ;)

Du coup les gâchées sont devenues très régulières. D'abord, d'une gâchées à l'autre, je repartais d'un résidu d'eau + chaux + sable d'environ 3-4litres provenant du nettoyage de la précédente. La dessus, 2 seaux de sable. Le premier donnant un mélange hyper liquide, le second un mélange de sable bien mouillé. Je mets alors 1 seau de chaux (attention poussière...) qui se mélange au sable mouillé en grosses boules de 5mm à 1cm. J'envoie le jet d'eau sur la limite du mélange en partie haute pour limiter le collage à la cuve. Dès que le mélange commence à coller (par paquets qui tombent dans la cuve), je bascule la cuve en arrière pour soulager la bétonnière et j'ajoute de l'eau jusqu'à obtenir une soupe. Pour l'instant, le mélange est sur-dosé en chaux & eau. Je laisse tourner 1min avant d'incorporer le 3ième seau de sable, de façon progressive, comme des blancs dans une mousse au chocolat. La bétonnière est toujours inclinée faiblement pour éviter de rompre de mortier, d'incorporer de l'air...

Concernant le dosage, je pense que j'aurais pû diminuer notablement le dosage en chaux, ce qui aurait favorisé la révélation de la couleur du sable. La règle selon laquelle l'enduit ne doit pas être plus dur que le support est difficile à appréhender. Il faut un dosage plus important pour les pierres dures, pourtant comment faut-il juger lorsque le mortier de pose est friable entre les pierres dures ?


Je posais en moyenne 4m2 par jour / plutôt plus à la fin. Pour un bonne accroche du soubassement sur une épaisseur moyenne de 5cm, parfois beaucoup plus entre les galets, j'ai appliqué en gobetis léger de dosage identique 1 pour 3, principalement pour l'accroche mécanique et la préabsorption du support.

Pour éviter toute fissuration dû à la rétractation induite par l'aspiration de l'eau du produit, l'arrosage a été abondant durant les 2 jours qui précédaient l'application d'enduit... des litres au jet d'eau ! Il paraît que cela réactive aussi le lit de pose... Mais attention, un enduit qui tire un peu est un ami aussi pour : appliquer en souplesse sans trop de liant avec un peu plus d'eau et pouvoir dresser rapidement du pas trop mou surtout en forte épaisseur. C'est cette appréciation qui doit être maîtrisée pour un ouvrage facile et réussi (solide, esthétique et reproductible). Si l'enduit est resserré avant d'avoir tiré, il gondole et se désorganise. La structure interne se modifie par déplacement des grains de sable (les plus gros grains venant en surface oui ou non?) et il se fragilise sans qu'aucune planéité ne soit plus possible à obtenir. Pour éviter cela, le passage ouvert du platoir limite le phénomène (ce qui ne donne pas un effet lissé). A contrario, trop sec, il bouloche et fait des trous.


Les reprises doivent être soignées. Pour cela, bien mouiller la jonction avec l'enduit de la veille (pas plus tard) et travailler à l'éponge soigneusement. Le fait d'y revenir avec l'éponge sur de l'enduit quasi sec peu faire des traces de laitance. Dans ce cas nettoyer à l'eau claire et/ou brosser énergiquement après 24h de séchage. Ce brossage sur toute la surface posée permet aussi de repérer et de refermer les qq micro fissures qui seraient apparues.

samedi 9 avril 2011

Ça va vite maintenant. Le gobetis est terminée sur les murs de brique. J'ai aussi enduit le plafond de la chambre. L'enduit de lissage Fermacell ne s'est pas comporté comme attendu. J'ai utilisé 12kg pour 20m2 au lieu de 200g / m2, soit 3 fois plus !! La raison était probablement la date des bidons... j'ai trouvé la consistance très épaisse. Clairement, la date était dépassé d'au moins un an :( Ça a dû aussi me prendre le triple de temps... Petit truc, j'ai utilisé une diane de plâtrier (soi-disant) avec les bords biseautés à un fil coupant.

A part ça, je m'attaque maintenant au grand mur de galet de la grande pièce. Pfff, pas une mince affaire. D'abord aujourd'hui piquetage des têtes de galet pour retirer le ciment collé qui n'est pas parti avec l'enduit. C'était il y a 18 mois ! Remontage des galets écroulés au passage ainsi que ceux tombés au décrépissage.

La chaux que j'utilise en ce moment est de la Nathural de chez Lafarge. Précédemment appelée Chaux Blanche, elle est réputée pour les mur anciens. Elle est plutôt agréable à travailler. La prise est assez rapide. Mélangée à du sable d'Aurignac, le ton légèrement rosé est vraiment sympa. Je l'ai d'abord utilisée pour rejointoyer la cheminée.



Ce sable d'Aurignac se trouve chez le petit revendeur matériaux de Morlaas et vraiment le plus petit, le même d'ailleurs qui vend du sable fin blanc des Landes et des chaux NHL5 / 3.5 / blanche ou non. Et pour cause, avec l'église Sainte Foy... Il paraît qu'on trouve aussi toute sorte de produits à base de chaux du côté d'Arzac.

Cet aurignac est clairement destiné à du crépis extérieur et non à de l'enduit. C'est du concassé de calibre 0-6 avec très peu (voir pas?) de fines. C'est problématique pour les travaux courants car le mélange n'est pas souple et requiert davantage de liant. Pour le gobetis, le calibre est bon, les grains sont anguleux mais j'ai dû ajouter du sable fin malgré le dosage corsé du gobetis ! Autrement le mélange éclatait sur le mur, puis impossible de l'étaler.

La projection de l'enduit est simple en soi. Un coup de main à prendre pour 1) que ça adhère sans en mettre partout, 2) obtenir l'épaisseur souhaitée. Tout dépend des caractéristiques du produit. Dans tous les cas, il doit être bien dosé avec au minimum 1 de liant pour 2 de sable. Le résultat doit être parfaitement couvrant, dans les 5mm d'épaisseur, surtout ne pas resserrer pour assurer l'accroche de la couche suivante. Les grains saillants doivent être bien pris dans le liant. Laisser sécher / durcir.

dimanche 20 mars 2011

Les enduits c'est parti !

Voilà plus d'un mois sans donner de nouvelle ! Et pour cause. Il y a eu d'abord les vacances (les dernières avant le sprint final d'ici à l'été), puis finir les plafonds pour enfin pouvoir s'attaquer aux enduits. Christophe m'aidant ce we et maîtrisant l'art du rejointoiement, j'ai commencé par la cheminée.







lundi 14 février 2011

Le plaquage ça doit commencer par là où ça fait le plus mal. Pour cette fois, on ne s'est encore pas mal débrouillés avec Bernard. Les distances sont largement respectées. 8cm pour les matériaux combustibles. En l'occurence, il ne s'agirait que du pare-vapeur car le plafond est, comme le reste, plaqué au Fermacell (10mm). Le plus important, bien sûr hormis le centrage du conduit, c'était l'alignement avec les rails. La pose de qq plaques supplémentaire montre que ce n'est pas trop mal.

Ci-après dans le fond, le plafond a été plaqué sans rails, directement sur les solivette d'origine. La encore, le Fermacell fait merveille ! J'ai pris en revanche du 12,5mm, plus lourd mais surtout plus rigide et résistant. Les morceaux faisant 120x130, ça reste maniable tout de même.

A noter le morceau de liège qui fait l'appui sur le bastaing contre la poutre. En effet, impossible de loger là un rail et il était nécessaire de descendre le niveau du plafond de quelques cms pour être plan.


dimanche 30 janvier 2011

L'isolation du poêle

Là, on ne fait pas dans l'écolo. C'est laine de roche et rien d'autre. La couche d'alu isole totalement la cloison mais en renvoyant la chaleur sur la paroie. Pas souci, le Fermacell ne craindra pas le supplément de T°. Le poêle étant rotatif à 360° (pas Celsius pour ceux qui suivent) et légèrement ovalisé par le décentrage du conduit, il se rapproche lorsque qu'il est tourné.

Faudra aussi d'ailleurs que je le cale pour éviter qu'il soit totalement retourné vers la cloison.

Les plafonds

Enfin les plafonds ! 1jour et demi pour faire le plafond de la chambre. Et ce n'est pas fini... Il faut encore couper l'excédent de colle, rajouter des vis (il en faut 22 au m2 !), nettoyer les copeaux de vissage et poncer les joints puis reboucher les vis et passer l'enduit de finition.

D'abord, on a posé le frein-vapeur. Il nous a fallu 2 heures. Pour le plaquage, la rectitude des rails est primordiale. Ensuite, le démarrage aligné sur les rails est aussi très important. Au total, la dérive constatée sur 6mx4m n'était que de 5mm, ce qui est tolérable, non ?

Merci Bernard pour ces journées qui m'avance beaucoup le boulot ;)



Les bouches de VMC on temporairement disparues...

dimanche 23 janvier 2011

Portes géminées

Vous ne rêvez pas, c'est bien la porte ou plutôt les portes d'une seule pièce. C'est un élément architectural ici fortuit mais dont la signification peut être mystique... on rentre par celle de droite, on sort par l'autre, symbolisant ainsi la rotation du globe...

http://fr.topic-topos.com/portes-geminees-medreac

Viaduc thermique

Dans la chambre, la poutre est masquée par le plafond. Seulement, c'est un pont thermique géant !! Alors j'ai mis 2cms de liège pour limiter la casse. Dans la buanderie, y'a plus de marge et la ouate ira se loger dessous. A noter la bouche d'insufflation de la chambre.


Galette



Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) :
- 2 pâtes feuilletées pur beurre
- 100 g de poudre d'amandes
- 75 g de sucre
- 1 oeuf
- 1 cuillère à soupe de crème fraîche
- 50 g de beurre mou
- 1 jaune d'oeuf pour dorer
- 1 fève !

Préparation :

Disposer une pâte sur la plaque du four, la piquer avec 1 fourchette.

Mélanger dans un saladier tous les ingrédients (poudre d'amande, sucre, oeuf, beurre mou, crème fraîche).

Etaler le contenu du saladier sur la pâte, y mettre la fève (sur un bord, pour minimiser les chances de tomber dessus en coupant la galette !).

Refermer la galette avec la 2ème pâte, et bien coller les bords.

Dessiner au couteau dessus et dorer au jaune d'oeuf (dilué dans un peu d'eau). Percer le dessus de petits trous pour laisser l'air s'échapper, sinon elle risque de gonfler et de se dessécher.

Enfourner dans four préchauffé à 210°C (th 7) pendant 30 min environ (surveiller la cuisson dès 20 min).

jeudi 20 janvier 2011

Plénums

Les rails de la buanderie sont faits, ainsi que les plénum de VMC. La proximité des murs et la rigidité des gaines vont rendre difficile l'isolation de ces dernières. Je vais d'ailleurs renoncer à faire de l'extraction dans l'extension. En effet, je ne peux pas isoler proprement le passage dans la jonction de toiture. Il risque donc d'y avoir naturellement de la condensation dans un flux d'extraction. En insufflation, en principe pas de problème. Pour cela, je prévois une provision dans la cuisine avec une seconde bouche d'extraction pour passer de 60 à 120m3/h...

Le plaquage avance, merci les Bernards ! Toujours du Fermacell, toujours si lourd. La buanderie est plaquée à l'intérieur. L'autre côté sera fait après le plafond. Oui, normalement l'ordre est ainsi. D'abord les plafonds, ensuite les murs. Ca permet d'assurer une finition impeccable en mettant la coupe en partie basse. Le réglage avec le haut se fait avec le bord non coupé. L'ajustement du bas est noyé dans la chape + carrelage.

Malheureusement, y'a des reprises à faire sur les rails de plafond. Tout n'est pas nickel (4mm par endroits) et je crains que ça ondule au plaquage. C'est en principe l'affaire de qq heures, pas plus j'espère.

mardi 21 décembre 2010

Calculs et fromage blanc


La fameuse feuille de calcul de Yoghourt : . . . . . >>

L'isolation choisie (minimaliste) doit permettre de maintenir une température de surface au maximum à 2°C au dessous de la T° de l'air chauffé tout en repoussant le point de rosée le plus loin possible...



dimanche 19 décembre 2010

NOVA Ti TuDE


Nova ? Nova ?

plus qu'1 !

Il y a deux semaines, je terminais le doublage de la chambre. Aujourd'hui c'était la cheminée. Il me reste donc la cuisine avec 1 petit mètre carré à faire. Il me restera 3 sacs de liège. J'aurai donc passé au total 20 sacs de 250L soit 5,5m3 de granulat. Pour une surface totale de 80m2, cela représente 6,875cm d'épaisseur en moyenne. Pas mal ! je visais 6cm...



Avec une moyenne de 1heure/m2 (yc liège + hauteur) j'ai dû y passer 63h (le maçon avait commencé pour 17m2) soit environ une dizaine de jours à raison de 1,5j par we... cela fait 2 mois de boulot !!

samedi 4 décembre 2010

Et 5 de plus !


5 m2 de doublage brique dans l'après-midi (4h, en hauteur avec le liège à verser c'est un bon rendement). Ce matin, achat d'une tronçonneuse électrique 2kW marque Beal puis coupe de bois pour la journée. Super la petite chaleur du Godin Colonial ! Sans chauffe, la maison est à 5-7°C en ce moment, 10-11°C avec le soleil d'aujourd'hui et le poêle.

Demain, si le temps se maintient, je termine les briques dans la chambre...